{"id":504,"date":"2026-07-10T10:13:51","date_gmt":"2026-07-10T02:13:51","guid":{"rendered":"https:\/\/wiki.cyucloud.cn\/?p=504"},"modified":"2026-07-13T17:50:16","modified_gmt":"2026-07-13T09:50:16","slug":"die-schnellsten-brotchen-der-welt-von-keks02-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wiki.cyucloud.cn\/?p=504","title":{"rendered":"Die Schnellsten Br\u00f6tchen Der Welt Von Keks02"},"content":{"rendered":"<p>Rythme plus que soutenu de repr\u00e9sentations de Cenerentola au Th\u00e9\u00e2tre du Capitole de Toulouse (nous avions rendu compte de la premi\u00e8re ici), puisque pas moins de huit repr\u00e9sentations sont donn\u00e9es en seulement dix jours, de quoi en \u00e9puiser plus d\u2019un. Mise en sc\u00e8ne, d\u00e9cors, costumes et chor\u00e9graphieBarbe & DoucetLumi\u00e8resJo\u00ebl Fabing Le public, dont les rires ont ponctu\u00e9 les pics comiques, ne boude pas son plaisir et f\u00eate longuement les artistes. L\u2019orchestre chante litt\u00e9ralement, et c\u2019est encore un motif d\u2019admiration que l\u2019osmose sonore entre la fosse et le plateau. Sa direction r\u00e9alise un miracle d\u2019\u00e9quilibre entre le dynamisme et le lyrisme, qui nous restitue ce joyau dans la pl\u00e9nitude de son \u00e9clat, vigoureuse mais sans impatience, et souple infiniment. Au seuil de la maturit\u00e9 physique et artistique, c\u2019est en expert de Rossini qu\u2019il retrouve cette \u0153uvre dans laquelle son a\u00een\u00e9 le d\u00e9couvrit et qu\u2019il a dirig\u00e9e maintes fois, en particulier \u00e0 Bad Wildbad.<\/p>\n<h2>Cenerentola \u2014 Paris (tce)<\/h2>\n<p>Les premiers personnages en sc\u00e8ne sont les deux s\u0153urs, p\u00e9ronnelles capricieuses et \u00e9go\u00efstes. Une jeune femme qui porte un paquet veut lui donner l\u2019aum\u00f4ne, il refuse, mais lui fait tirer une carte et lui pr\u00e9dit un bel avenir. La mise en sc\u00e8ne et les d\u00e9cors sont sign\u00e9s de Jochen Sch\u00f6nleber, le surintendant, qui se les attribue d\u00e9sormais quasi-syst\u00e9matiquement, peut-\u00eatre pour des raisons budg\u00e9taires. Remarqu\u00e9 en Ramfis \u00e0 Rouen, Adolfo Corrado est un Alidoro magn\u00e9tique, superbe de timbre, auquel ne manque qu\u2019un surcro\u00eet de vocabulaire stylistique pour faire de \u00ab\u00a0L\u00e0 del ciel nell\u2019arcano profondo\u00a0\u00bb une grande page d\u2019op\u00e9ra seria.<\/p>\n<p>Cette \u00e9volution , l\u2019interpr\u00e8te semble l\u2019avoir parfaitement comprise et sa s\u00fbret\u00e9 technique lui permet de faire flamboyer l\u2019\u00e9blouissant final belcantiste que Rossini, parachevant ainsi l\u2019architecture de l\u2019\u0153uvre, a con\u00e7u pour le triomphe d\u2019 Angelina. <a href=\"https:\/\/www.kongregate.com\/en\/accounts\/hazcasino\" target=\"_blank\"  rel=\"nofollow\" > https:\/\/www.kongregate.com\/en\/accounts\/hazcasino<\/a> Angelina, apr\u00e8s Rome, B\u00e2le et avant Paris, est Vasilisa Berzhanskaya, dont les lyricomanes connaissent d\u00e9sormais la richesse vocale qui lui permet de mettre \u00e0 son r\u00e9pertoire aussi bien des r\u00f4les de soprano que des r\u00f4les de contralto. En tout cas sa tenue de sc\u00e8ne a l\u2019\u00e9l\u00e9gance physique qu\u2019on associe \u00e0 l\u2019\u00e9l\u00e9gance morale du personnage.<\/p>\n<h2>Rossini, La Cenerentola \u2013 Bad Wildbad<\/h2>\n<p>Le ch\u0153ur, uniquement masculin, tend \u00e0 abuser des d\u00e9cibels mais Enrique Mazzola poss\u00e8de un sens aigu du th\u00e9\u00e2tre qui s\u2019accomplit dans ce r\u00e9pertoire. Charmantes mieux que m\u00e9chantes, Tisbe (Maria Warenberg) et Clorinda (Llanah Lobel-Torres) d\u00e9posent sur les ensembles les teintes vives de deux voix bien appari\u00e9es. M\u00eame si moins rompu aux arcanes du chant rossinien, le reste de la distribution pr\u00e9sente un horizon prometteur. L\u2019\u00e9l\u00e9gance aristocratique r\u00e9v\u00e8le le prince sous le d\u00e9guisement du valet.<\/p>\n<h2>Rossini, La Cenerentola \u2013 Luxembourg<\/h2>\n<p>Antoine Foulon campe un Alidoro majestueux\u00a0avec sa voix puissante et bien projet\u00e9e coupl\u00e9e \u00e0 une excellente diction \u00e0 l\u2019instar du Dandini de Sergio Villeglas Galvain, remarquable du d\u00e9but \u00e0 la fin de la repr\u00e9sentation. Les metteurs en sc\u00e8ne y ajoutent chaque fois un grain de folie tr\u00e8s agr\u00e9able, proposant des transpositions n\u00e9cessairement lisibles et toujours tr\u00e8s bien rythm\u00e9es. La pr\u00e9sentation du spectacle par Maria Kataeva\/Cenerentola (en allemand) et Levy Sekgapane\/Don Ramiro (en anglais). Les spectateurs n\u2019en perdent \u00e9videmment pas une miette et ovationnent le spectacle.<\/p>\n<h2>Le Tableau P\u00e9riodique Des \u00c9l\u00e9ments<\/h2>\n<p>Les ch\u0153urs (exclusivement masculins) peuvent eux aussi encore gagner en mordant et affiner leur diction. Les deux s\u0153urs de Cendrillon, respectivement H\u00e9lo\u00efse Poulet (Clorinda) et Alix Le Saux (Thisbe), parfaitement assorties physiquement, ne quittent pas la grossi\u00e8re caricature dans des costumes peu flatteurs, mais s\u2019acquittent honorablement de leur r\u00f4le. Dave Monaco est tr\u00e8s brillant \u00e9galement dans le r\u00f4le du Prince Ramiro, avec des aigus impressionnants (c\u2019est ce que tout le monde attend) mais peu de vari\u00e9t\u00e9 de couleurs. Tant \u00e0 l\u2019orchestre que sur le plateau, les ensembles sont r\u00e9gl\u00e9s au cordeau, l\u2019\u00e9criture tellement d\u00e9licate de Rossini, tout en contrastes et virtuosit\u00e9 vocale, est parfaitement rendue.<\/p>\n<h2>Rossini, La Cenerentola \u2014 Toulon<\/h2>\n<p>L\u2019abondance d\u2019\u00e9l\u00e9ments visuels n\u2019aide pas \u00e0 focaliser l\u2019attention du spectateur, fort sollicit\u00e9, et ne remplace pas une proposition forte qui donnerait un sens \u00e0 l\u2019\u0153uvre. Faute d\u2019une dramaturgie un peu structur\u00e9e, Murgia se contente de mettre en sc\u00e8ne la narration du spectacle, brillamment certes, mais d\u2019une fa\u00e7on fort litt\u00e9rale et finalement convenue, sans en \u00e9clairer le sens. Mise en sc\u00e8neFabrice MurgiaSc\u00e9nographieVincent LemaireCostumesClara Peluffo ValentiniVid\u00e9o et Lumi\u00e8resEmily Brassier, Giacinto CaponioAssistanat \u00e0 la mise en sc\u00e8neGa\u00eblle SwannCadreursViolette Martin, Th\u00e9o Martin<\/p>\n<ul>\n<li>De m\u00eame Alidoro est souvent une pr\u00e9sence muette mais non moins agissante, flanqu\u00e9 d\u2019une fillette probablement rescap\u00e9e de l\u2019adaptation initiale, qu\u2019il semble initier par l\u2019exemple \u00e0 l\u2019usage des pouvoirs magiques dont ses mains semblent pourvues.<\/li>\n<li>Michele Angelini est Don Ramiro \u00e0 la voix \u00e9troite dans les aigus mais solide dans le milieu de la gamme.<\/li>\n<li>Restent Michele Pertusi qu'ona connu plus en voix dans le r\u00f4le d'Alidoro et Bruno Campanella quifait bien p\u00e2le figure face \u00e0 Riccardo Chailly, chef au disque.<\/li>\n<li>Angelina, apr\u00e8s Rome, B\u00e2le et avant Paris, est Vasilisa Berzhanskaya, dont les lyricomanes connaissent d\u00e9sormais la richesse vocale qui lui permet de mettre \u00e0 son r\u00e9pertoire aussi bien des r\u00f4les de soprano que des r\u00f4les de contralto.<\/li>\n<li>Quant au baron et \u00e0 Alidoro, le complet du premier ne refl\u00e8te pas ses pr\u00e9tentions ridicules, et la simplicit\u00e9 informelle du deuxi\u00e8me, quand il a d\u00e9pos\u00e9 son frac d\u00e9penaill\u00e9 de musicien des rues, n\u2019invite pas au respect, jusqu\u2019\u00e0 ce que son uniforme d\u2019aviateur \u2013 ali d\u2019oro \u2013 lui donne un peu de prestance.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Outre qu\u2019on peut en douter, leur spectacle n\u2019en fait pas la d\u00e9monstration. De nos jours, aux nombre de ceux-ci s\u2019est ajout\u00e9 le metteur en sc\u00e8ne. Son inventivit\u00e9 se donne libre cours, sans autres limites que celles des interpr\u00e8tes.<\/p>\n<p>Il est le substitut, dans le subterfuge destin\u00e9 \u00e0 permettre au prince de s\u2019informer sur la vertueuse personne qui, selon Alidoro, vit dans cette maison, de Don Ramiro. Le r\u00f4le est codifi\u00e9 et d\u2019un interpr\u00e8te \u00e0 l\u2019autre on retrouve la m\u00eame gamme de mimiques ou de grimaces, l\u2019important \u00e9tant qu\u2019elles tombent \u00e0 pic, et c\u2019est le cas. Les affubler d\u2019une perruque blonde pour para\u00eetre au bal du prince est une bonne id\u00e9e, qui explicite leurs mod\u00e8les et trahit leur fausset\u00e9.<\/p>\n<p>Mais ces options, si elles nous semblent inutiles car \u00e9trang\u00e8res \u00e0 l\u2019\u0153uvre con\u00e7ue par Ferretti et Rossini, ne sont pas profond\u00e9ment nuisibles. De m\u00eame Alidoro est souvent une pr\u00e9sence muette mais non moins agissante, flanqu\u00e9 d\u2019une fillette probablement rescap\u00e9e de l\u2019adaptation initiale, qu\u2019il semble initier par l\u2019exemple \u00e0 l\u2019usage des pouvoirs magiques dont ses mains semblent pourvues. Ces \u00e9volutions, pour gracieuses qu\u2019elles soient, distraient de l\u2019\u00e9coute musicale, en particulier dans la sc\u00e8ne de l\u2019orage \u2013 illumin\u00e9e par\u00a0Vladi Spigarolo \u2013 o\u00f9 les danseuses qui ploient sous les \u00e9l\u00e9ments d\u00e9cha\u00een\u00e9s interviennent dans la salle. En adulte, on peut regretter le choix de la r\u00e9f\u00e9rence esth\u00e9tique, la Cinderella de Walt Disney, dont la derni\u00e8re image du Prince enla\u00e7ant Cendrillon est presque une citation, regretter aussi les apparitions de cr\u00e9atures f\u00e9minines cens\u00e9es \u00eatre des f\u00e9es, qui r\u00e9introduisent la magie que le librettiste avait \u00e9limin\u00e9e. La production, qui vient de Florence, est n\u00e9e d\u2019un spectacle participatif, une adaptation con\u00e7ue en 2017 pour des enfants qui en \u00e9taient \u00e0 la fois les figurants, les choristes et les spectateurs.<\/p>\n<p>Tel n\u2019est le cas de La Cenerentola mise en sc\u00e8ne par Guillaume Gallienne. Sur le plateau, les jeunes chanteurs s\u2019en donnent \u00e0 c\u0153ur joie, fiers de participer \u00e0 cette transmission n\u00e9cessaire aux plus jeunes. Les d\u00e9cors et costumes chatoyants, robes rose bonbon, jaune poussin, cale\u00e7ons longs et chaussettes dans la m\u00eame gamme chromatique soulignaient, avec quelques gags bien nourris, la dimension p\u00e9tillante de l\u2019\u0153uvre que la direction d\u2019Alphonse Cemin faisait ressortir \u00e0 chaque accord.<\/p>\n<p>Mais il y a tout de m\u00eame dans ce spectacle quelque chose qui ne prend pas, qui emp\u00eache qu\u2019on entre compl\u00e8tement dans le sc\u00e9nario et fait qu\u2019on en observe les ficelles plut\u00f4t que d\u2019y adh\u00e9rer sans r\u00e9serve. Esth\u00e9tiquement, c\u2019est d\u2019un mauvais go\u00fbt et d\u2019une vulgarit\u00e9 assum\u00e9s, juste pour faire rire. Je renvoie \u00e0 la brillante chronique de ma consoeur pour ce qui est de la description du spectacle, de ses nombreuses r\u00e9f\u00e9rences cin\u00e9matographique ou t\u00e9l\u00e9visuelles, son univers gentiment gothique, avec force recours aux cr\u00e2nes et aux squelettes, son esth\u00e9tique d\u00e9cal\u00e9e qui nous ram\u00e8ne trente ans en arri\u00e8re au temps des premiers films de Tim Burton. Orchestre de l\u2019Op\u00e9ra national de LorraineDirection musicaleGiulio CilonaAssistanat \u00e0 la direction musicaleSilvina Peruglia Nogues Dans la fosse, un chef applaudi par les chanteurs, Jos\u00e9 Miguel P\u00e9rez-Sierra, qui apr\u00e8s son exploit de la veille dans Pierre de M\u00e9dicis, reprend la routine en dirigeant sa quatri\u00e8me Cenerentola.<\/p>\n<p>Aucune r\u00e9serve, en revanche, pour la direction d\u2019Edmon Colomer, \u00e0 elle seule un vrai motif de satisfaction. Convaincante, Jose Maria Lo Monaco tarde \u00e0 le devenir tant la voix semble d\u2019abord petite et la projection modeste ; mais peu \u00e0 peu elle se r\u00e9chauffe et, bien que ni le timbre ni l\u2019agilit\u00e9 ne nous captivent, elle s\u00e9duit par sa probit\u00e9 et sa musicalit\u00e9 car elle ne cherche ni \u00e0 enfler ni \u00e0 noircir sa voix, et m\u00e8ne \u00e0 bien l\u2019\u00e9pineux finale, o\u00f9 la virtuosit\u00e9 est l\u2019expression m\u00eame de la vertu triomphante. On pourra objecter que les nombreux rappels \u00e0 la fin du spectacle sont un d\u00e9menti \u00e0 nos impressions.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Rythme plus que soutenu de repr\u00e9sentations de Cenerentola au Th\u00e9\u00e2 &#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"emotion":"","emotion_color":"","title_style":"","license":"","footnotes":""},"categories":[23],"tags":[],"class_list":["post-504","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-uncategory"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wiki.cyucloud.cn\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/504","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wiki.cyucloud.cn\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wiki.cyucloud.cn\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wiki.cyucloud.cn\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wiki.cyucloud.cn\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=504"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wiki.cyucloud.cn\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/504\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":505,"href":"https:\/\/wiki.cyucloud.cn\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/504\/revisions\/505"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wiki.cyucloud.cn\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=504"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wiki.cyucloud.cn\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=504"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wiki.cyucloud.cn\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=504"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}