Die Schnellsten Brötchen Der Welt Von Keks02

HansOffice 发布于 15 天前 32 次阅读


Rythme plus que soutenu de représentations de Cenerentola au Théâtre du Capitole de Toulouse (nous avions rendu compte de la première ici), puisque pas moins de huit représentations sont données en seulement dix jours, de quoi en épuiser plus d’un. Mise en scène, décors, costumes et chorégraphieBarbe & DoucetLumièresJoël Fabing Le public, dont les rires ont ponctué les pics comiques, ne boude pas son plaisir et fête longuement les artistes. L’orchestre chante littéralement, et c’est encore un motif d’admiration que l’osmose sonore entre la fosse et le plateau. Sa direction réalise un miracle d’équilibre entre le dynamisme et le lyrisme, qui nous restitue ce joyau dans la plénitude de son éclat, vigoureuse mais sans impatience, et souple infiniment. Au seuil de la maturité physique et artistique, c’est en expert de Rossini qu’il retrouve cette œuvre dans laquelle son aîné le découvrit et qu’il a dirigée maintes fois, en particulier à Bad Wildbad.

Cenerentola — Paris (tce)

Les premiers personnages en scène sont les deux sœurs, péronnelles capricieuses et égoïstes. Une jeune femme qui porte un paquet veut lui donner l’aumône, il refuse, mais lui fait tirer une carte et lui prédit un bel avenir. La mise en scène et les décors sont signés de Jochen Schönleber, le surintendant, qui se les attribue désormais quasi-systématiquement, peut-être pour des raisons budgétaires. Remarqué en Ramfis à Rouen, Adolfo Corrado est un Alidoro magnétique, superbe de timbre, auquel ne manque qu’un surcroît de vocabulaire stylistique pour faire de « Là del ciel nell’arcano profondo » une grande page d’opéra seria.

Cette évolution , l’interprète semble l’avoir parfaitement comprise et sa sûreté technique lui permet de faire flamboyer l’éblouissant final belcantiste que Rossini, parachevant ainsi l’architecture de l’œuvre, a conçu pour le triomphe d’ Angelina. https://www.kongregate.com/en/accounts/hazcasino Angelina, après Rome, Bâle et avant Paris, est Vasilisa Berzhanskaya, dont les lyricomanes connaissent désormais la richesse vocale qui lui permet de mettre à son répertoire aussi bien des rôles de soprano que des rôles de contralto. En tout cas sa tenue de scène a l’élégance physique qu’on associe à l’élégance morale du personnage.

Rossini, La Cenerentola – Bad Wildbad

Le chœur, uniquement masculin, tend à abuser des décibels mais Enrique Mazzola possède un sens aigu du théâtre qui s’accomplit dans ce répertoire. Charmantes mieux que méchantes, Tisbe (Maria Warenberg) et Clorinda (Llanah Lobel-Torres) déposent sur les ensembles les teintes vives de deux voix bien appariées. Même si moins rompu aux arcanes du chant rossinien, le reste de la distribution présente un horizon prometteur. L’élégance aristocratique révèle le prince sous le déguisement du valet.

Rossini, La Cenerentola – Luxembourg

Antoine Foulon campe un Alidoro majestueux avec sa voix puissante et bien projetée couplée à une excellente diction à l’instar du Dandini de Sergio Villeglas Galvain, remarquable du début à la fin de la représentation. Les metteurs en scène y ajoutent chaque fois un grain de folie très agréable, proposant des transpositions nécessairement lisibles et toujours très bien rythmées. La présentation du spectacle par Maria Kataeva/Cenerentola (en allemand) et Levy Sekgapane/Don Ramiro (en anglais). Les spectateurs n’en perdent évidemment pas une miette et ovationnent le spectacle.

Le Tableau Périodique Des Éléments

Les chœurs (exclusivement masculins) peuvent eux aussi encore gagner en mordant et affiner leur diction. Les deux sœurs de Cendrillon, respectivement Héloïse Poulet (Clorinda) et Alix Le Saux (Thisbe), parfaitement assorties physiquement, ne quittent pas la grossière caricature dans des costumes peu flatteurs, mais s’acquittent honorablement de leur rôle. Dave Monaco est très brillant également dans le rôle du Prince Ramiro, avec des aigus impressionnants (c’est ce que tout le monde attend) mais peu de variété de couleurs. Tant à l’orchestre que sur le plateau, les ensembles sont réglés au cordeau, l’écriture tellement délicate de Rossini, tout en contrastes et virtuosité vocale, est parfaitement rendue.

Rossini, La Cenerentola — Toulon

L’abondance d’éléments visuels n’aide pas à focaliser l’attention du spectateur, fort sollicité, et ne remplace pas une proposition forte qui donnerait un sens à l’œuvre. Faute d’une dramaturgie un peu structurée, Murgia se contente de mettre en scène la narration du spectacle, brillamment certes, mais d’une façon fort littérale et finalement convenue, sans en éclairer le sens. Mise en scèneFabrice MurgiaScénographieVincent LemaireCostumesClara Peluffo ValentiniVidéo et LumièresEmily Brassier, Giacinto CaponioAssistanat à la mise en scèneGaëlle SwannCadreursViolette Martin, Théo Martin

  • De même Alidoro est souvent une présence muette mais non moins agissante, flanqué d’une fillette probablement rescapée de l’adaptation initiale, qu’il semble initier par l’exemple à l’usage des pouvoirs magiques dont ses mains semblent pourvues.
  • Michele Angelini est Don Ramiro à la voix étroite dans les aigus mais solide dans le milieu de la gamme.
  • Restent Michele Pertusi qu'ona connu plus en voix dans le rôle d'Alidoro et Bruno Campanella quifait bien pâle figure face à Riccardo Chailly, chef au disque.
  • Angelina, après Rome, Bâle et avant Paris, est Vasilisa Berzhanskaya, dont les lyricomanes connaissent désormais la richesse vocale qui lui permet de mettre à son répertoire aussi bien des rôles de soprano que des rôles de contralto.
  • Quant au baron et à Alidoro, le complet du premier ne reflète pas ses prétentions ridicules, et la simplicité informelle du deuxième, quand il a déposé son frac dépenaillé de musicien des rues, n’invite pas au respect, jusqu’à ce que son uniforme d’aviateur – ali d’oro – lui donne un peu de prestance.

Outre qu’on peut en douter, leur spectacle n’en fait pas la démonstration. De nos jours, aux nombre de ceux-ci s’est ajouté le metteur en scène. Son inventivité se donne libre cours, sans autres limites que celles des interprètes.

Il est le substitut, dans le subterfuge destiné à permettre au prince de s’informer sur la vertueuse personne qui, selon Alidoro, vit dans cette maison, de Don Ramiro. Le rôle est codifié et d’un interprète à l’autre on retrouve la même gamme de mimiques ou de grimaces, l’important étant qu’elles tombent à pic, et c’est le cas. Les affubler d’une perruque blonde pour paraître au bal du prince est une bonne idée, qui explicite leurs modèles et trahit leur fausseté.

Mais ces options, si elles nous semblent inutiles car étrangères à l’œuvre conçue par Ferretti et Rossini, ne sont pas profondément nuisibles. De même Alidoro est souvent une présence muette mais non moins agissante, flanqué d’une fillette probablement rescapée de l’adaptation initiale, qu’il semble initier par l’exemple à l’usage des pouvoirs magiques dont ses mains semblent pourvues. Ces évolutions, pour gracieuses qu’elles soient, distraient de l’écoute musicale, en particulier dans la scène de l’orage – illuminée par Vladi Spigarolo – où les danseuses qui ploient sous les éléments déchaînés interviennent dans la salle. En adulte, on peut regretter le choix de la référence esthétique, la Cinderella de Walt Disney, dont la dernière image du Prince enlaçant Cendrillon est presque une citation, regretter aussi les apparitions de créatures féminines censées être des fées, qui réintroduisent la magie que le librettiste avait éliminée. La production, qui vient de Florence, est née d’un spectacle participatif, une adaptation conçue en 2017 pour des enfants qui en étaient à la fois les figurants, les choristes et les spectateurs.

Tel n’est le cas de La Cenerentola mise en scène par Guillaume Gallienne. Sur le plateau, les jeunes chanteurs s’en donnent à cœur joie, fiers de participer à cette transmission nécessaire aux plus jeunes. Les décors et costumes chatoyants, robes rose bonbon, jaune poussin, caleçons longs et chaussettes dans la même gamme chromatique soulignaient, avec quelques gags bien nourris, la dimension pétillante de l’œuvre que la direction d’Alphonse Cemin faisait ressortir à chaque accord.

Mais il y a tout de même dans ce spectacle quelque chose qui ne prend pas, qui empêche qu’on entre complètement dans le scénario et fait qu’on en observe les ficelles plutôt que d’y adhérer sans réserve. Esthétiquement, c’est d’un mauvais goût et d’une vulgarité assumés, juste pour faire rire. Je renvoie à la brillante chronique de ma consoeur pour ce qui est de la description du spectacle, de ses nombreuses références cinématographique ou télévisuelles, son univers gentiment gothique, avec force recours aux crânes et aux squelettes, son esthétique décalée qui nous ramène trente ans en arrière au temps des premiers films de Tim Burton. Orchestre de l’Opéra national de LorraineDirection musicaleGiulio CilonaAssistanat à la direction musicaleSilvina Peruglia Nogues Dans la fosse, un chef applaudi par les chanteurs, José Miguel Pérez-Sierra, qui après son exploit de la veille dans Pierre de Médicis, reprend la routine en dirigeant sa quatrième Cenerentola.

Aucune réserve, en revanche, pour la direction d’Edmon Colomer, à elle seule un vrai motif de satisfaction. Convaincante, Jose Maria Lo Monaco tarde à le devenir tant la voix semble d’abord petite et la projection modeste ; mais peu à peu elle se réchauffe et, bien que ni le timbre ni l’agilité ne nous captivent, elle séduit par sa probité et sa musicalité car elle ne cherche ni à enfler ni à noircir sa voix, et mène à bien l’épineux finale, où la virtuosité est l’expression même de la vertu triomphante. On pourra objecter que les nombreux rappels à la fin du spectacle sont un démenti à nos impressions.

嗯哼?
最后更新于 2026-07-13